| Requiem pour une avant-garde | |
![]() Les Belles Lettres |
Benoît Duteurtre • 1995-2000 Aux seuls mots de "musique contemporaine", les visages se rembrunissent, les salles de concerts se vident ou ne se remplissent pas, on change de station de radio. Pourquoi la richesse foisonnante du mouvement moderne dans la première moitié du siècle a-t-elle fait place à un dessèchement accadémique, qui, à beaucoup d’égards, en est la négation ? La tonalité mène-t-elle nécessairement à l’atonalisme ? En partant d’une réflexion sur le langage musical, Benoît duteurtre montre que cette dérive n’était pas fatale, comme l’atteste aujourd’hui l’œuvre d’un Ligeti, d’un steve Reiche, d’un Adams, d’un Schnittke, ou la vitalité de la musique populaire afro-américaine. |