jeudi 10 janvier 2008.
Dans les années 1975/1990, il y avait beaucoup de retransmission de concerts de Musique Contemporaine (ce qui n’est malheureusement plus le cas aujourd’hui) sur France Musique. À cette époque (sans ordinateur) je suivais scrupuleusement, le programme dans Télérama et je programmais les enregistrements sur mon Revox. Une fois rentré, je "nettoyais" et passais le concert sur cassettes audio (moins encombrantes que les bandes du Revox).
Depuis le 5 janvier j’ai acquis une platine cassettes qui me permet de les transférer en format informatique (l’AAC d’Apple) dans iTunes.
Ce sont de nombreuses redécouvertes à 99% inexistantes sur CD, et pour cause. Et le plus souvent c’est le concert de la création d’une œuvre !!
Bon, ce n’est pas parfait, il y a un peu de souffle dû à la bande magnétique, parfois le bruit du moteur, quelques absences dans la retransmission radio, mais c’est une joie inouïe que de ré-entendre à nouveau ces œuvres, dont certaines ont marqué l’époque (Tif Erreth ou Ruf d’Emannuel Nuñes, pour moi, par exemple).
[Petit enfant, j’ai découvert la musique en 78 tours sur le gramophone à pavillon de mon grand-père, qui lui non plus (le gramophone) n’était pas exempt de défauts].
Si vous désirez connaître, au fil du temps, les œuvres que je "ré-enregistre", je tiens à jour une page sur mon blog : Mes cassettes vers iTunes.
Je n’en suis qu’au début de mes quelques 250 cassettes, cela demande beaucoup de temps. L’écoute et le transfert se font en temps réel, il faut séparer les œuvres les unes des autres car sur une cassette de 90 minutes je peux avoir 5 ou 6 œuvres et de Compositeurs différents !
À ce jour j’ai récupéré une 50 d’œuvres, dont 12 d’E. Nuñes !
Si quelqu’un désire connaître une œuvre en particulier, me le dire, je verrais ce que je peux faire. Il n’est bien sûr pas question que je mette ces fichiers à disposition sur Internet.
Je ne suis pas là, pour palier les carences du Ministère de la Culture, de l’Ina ni de France Musique, qui ne font pas leur(s) devoir(s) de mémoire tant pour le grand public que pour les étudiants, les chercheurs, ou les historiens en Musique de notre temps.
Je ne fais que relever le constat que ces Musiques diffusées donc enregistrées, sont « stockées bêtement », et qu’elles meurent tout simplement, que s’en est une honte...
Il me reste à moi, le plaisir indescriptible de les entendre à nouveau...
PS : J’ai aussi, bien sûr, des œuvres ou des interprétations d’œuvres inexistantes en CDs et retransmises sur France Musique, de Musique Ancienne, Baroque et classique, mais c’est une autre histoire...